Dimanche 30 novembre 2008 7 30 /11 /2008 18:01

L'ami qui part et trouve ses mots, sa langue. L'ami loin d'être linguiste et de chez lui (en toc), twiste la langue: ses mots sont liesse sans que sa langue s'enlise. Emotion certes, escargot sage (c'est ce qu'il dit). Les mots s'excitent à l'extase de l'ami, ou dans la déception lesbienne. La langue siffle sans que n'en souffre la poésie. La musique dans ses mots, danse la muse (en toc, bien sûr).

Travail sans minutie c'est sûr -et minute escargot!- qu'est ce que ça peut bien foutre? Ses mots orchestrés savent se faire suaves, sans l'émotion qui bave, mais dans l'esquif des sons.

L'ami s'enlise -qui saît?- à se peler le mont, et voila que s'envolent ses mots.

Ses mots amis, à moi, à tout le monde.

Le mec me manque, ses mots sont mieux que rien.

 

Batard va!

Par choof
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Vendredi 20 juin 2008 5 20 /06 /2008 11:40
 

Marcher. Les rues inconnues. Défilé de quartiers anonymes et la musique sur les oreilles, un casque qui fait barrage. Un peu dans la rue, un peu ailleurs, un peu en soi. Marcher, un peu ailleurs. Arbres immeubles trottoirs. Les facades defilent au rythme du pas égaré, et rythmé par la musique. Feu rouge, voitures en trombe, Paris en somme. Les facades et les pensées défilent au rythme du pas nonchalant, le pas qui prend son temps. Arret sur un banc, une cigarette au Val de Grâce, rayon de soleil qui perce.

Marcher, les rues pavées pleines d'inconnus, Paris en somme. Rêverie rythmé par la musique qui ne marche pas au pas, regarder la ville et voir a l'intérieur de soi: souvenirs surgissants de nulle part, pensées décousues, un certain laisser aller. Passants, clients, clochard. Un sourire contre une cigarette, vous avez du feu?

Marcher. Une fontaine pour etancher la soif, fruits mûrs sur l'étalage de l'épicier arabe, quelques cerises en poche, parcequ'elles sont rouges et que le noyau peut se garder dans la bouche. La grande mosquée, odeur de thé, population mélangée. Paris en somme. Pensées qui tournent en rond, parfois, et prendre cette rue qui tourne à droite. Rue inconnue, ou pas. Rue acceuillante, semble-t-il, en tous cas. Arbres, passants, banc dans un square où se repose un étudiant, livre à la main les yeux au ciel.

Marcher. Croiser les gens et les choses, situations banales de la vie de la ville que l'on regarde sans y penser, sauf lorsque l'on marche pour marcher. Ville de tous les jours, sous un regard inhabituel: tout ne se ressemble pas, les rues inconnues à découvrir, ou faire le point avec soi-même.

Marcher dans Paris, en somme.

Par choof
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Samedi 10 mai 2008 6 10 /05 /2008 16:55
Désert et sécheresse. Plus de sueur, pas de sueur, goût de sel. Solitude insupportable grimace. Sourcils froncés en réponse aux sourires perdus. Goût amer aux lèvres seules. La mer n'est plus le théâtre d'aucun rêve, d'aucune chevauchée et d'aucun abandon. Partage aride et laborieux, tendresse forcée dans un port de complaisance. Marée aride saveur salée désagréable. Navigation a sens unique espoir gris R.E.R A pour le doute a chaque regard. Soleil sans chaleur, hippocampe calciné dans le désert de sel. Laisse moi tranquille une nuit de plus, les nuits à deux de solitude. Dégoût senteurs abhorrées. En apnée pour ne plus ronfler, les nuits a deux dans le ressac de l'autre. Un autre. Laisse moi.cavalcade en guise de fuite, à sens unique, à contresens de toi, puisque dans ma tête Poséïdon dieu de la mer. Laisse moi tranquille car si le soleil t'appartiens, le soleil froid, le ressac est son domaine, sa marée est la mienne et son écume m'est douce. Ta chaleur tendre quand j'ai froid. Mais sa mer me rafraîchit. baigne toi seul au port de complaisance, et laisse moi naviguer dans l'océan qui me fascine. Sois la pour me réanimer, pour m'empêcher de sombrer, une fois lasse de m'être prélassée dans sa marée, son ressac. et si tu coules ne compte plus sur moi, je m'en irais, chevauchant le dieu marin.
Par choof
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Mardi 22 avril 2008 2 22 /04 /2008 11:18

     Les feuilles mortes tombent, même au printemps: il suffit d'une, et c'est celle là. Rien ne l'explique, on le constate, même en avril on peut tomber de l'arbre, la pluie peut faire fleurir et le soleil faner. Les feuilles mortes tombent des arbres et finissent à la poubelle, la poubelle déborde de brouillons et ces brouillons sont les miens.

     Aucun collectionneur ne les mettra sous verre, les enfants ne les feront pas sécher dans leurs cahiers: ce ne sont que les feuilles tristes d'un poète en carton, tout juste valables a mâcher et à cracher en sarbacane.

     Ce brouillon mort tombe au printemps parmi les arbres en fleur: il ne colore pas le sol, il existe inutile. Une feuille morte pour une histoire finie: plus de trace de l'histoire verte dans le brouillon rouge. Au milieu des arbres en fleurs, mon sac comme la corbeille déborde de feuilles mortes. des brouillons qui finiront à la poubelle emportant une histoire.

     La feuille lasse, battue par le vent, se déchire ou s'envole et termine sur le sol. On ne la ramasse pas, on la regarde quelques instants, ballottée dans la poussière, on se dit qu'elle finira dans la poubelle emportant son histoire.

     On ne s'en souvient pas, de ces feuilles tristes qui meurent au printemps.




"Texte banal comme la fin d'une histoire
Lassitude et je n'sais quoi nous ont amenés là
Et ont fait fuir la joie comme une passoire.
Que dire d'autre? C'est triste et c'est comme ça."

Par choof
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Vendredi 11 avril 2008 5 11 /04 /2008 09:39
 J'ai connu un homme différent

un jeune homme simple et magnifique

qui planait par dessus nous

dans sa tête,et dans son âme.


Il n'avait jamais cessé de vivre

parmi ses rêves, et créatures

débordant d'infini,

ces rêves, des territoires inconnus.


Explorateur impatient, sage

éprouvant chaque jour, chaque nuit

les limites immatérielles

de la réalité des mondes.


Imprévisible en tout

a la limite de la folie

et du sublime. Imprévisible.

Une curiosité qui brûle.


On voyait dans ses yeux

des mondes que nous ne cernons pas.

L'étincelle. L' infini, les rêves.

La vie, enfin. Et son éclat.


Chaque jour, des ambitions nouvelles

dictées par la nuit, ses aventures, ses peines.

Un nouvel horizon l'attirait tristement vers lui.

Il ne reculait jamais. Jamais.


J'ai connu un jeune homme

sublime, vivant par dessus nous.

Vivant de toutes ses forces

et jusqu'à en mourir.


Il s'est enveloppé dans la nuit, sans regret, et seul.

Peut etre a-t-il enfin trouvé.

Peut-être.

Par choof
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Mercredi 9 avril 2008 3 09 /04 /2008 00:21
C'est la fin d'une soirée arrosée
mais il est tôt.
Un moment de gaieté
dans le métro.

De ma bouche quand je t'embrasse
coule du vin.
Et quand bien même tu bois la tasse,
tu aimes bien!

Impudique ta main s'aventure
malgré les yeux espions
juste en dessous de ma ceinture
et nous nous en foutons!

Tu souris, maligne, de mon émoi,
et ton regard joueur
bien plus encore que tes doigts
affole mes humeurs.

Je crois voir au fond de ta prunelle
que ta caresse
allume également l'étincelle
de ta hardiesse.

Cette heure où nos regards se mêlent,
teintés d'envies,
est aussi belle que celle où elles
sont assouvies.
Par choof
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Mercredi 9 avril 2008 3 09 /04 /2008 00:03
I want to tell you about a world that does'nt exist.

A world where roses grow from dirt

A world where stones are nearly grey and empty of meaning

A world cool as a godless church

A world in different colours

Colours with no names

Names with secret letters

A world lost in a labirynth of scattered lights

Lost among unearthly waters and innocent stars

I want to tell you about a world that does'nt exist.

A world we could invent together.

 

Par choof
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Mercredi 9 avril 2008 3 09 /04 /2008 00:00
This is the place where perceptions and thoughts have their finest rest
the place where stars and sunshine meet
the place where i would like you to say what you'd love best
in those strange times of heat.

Tell me the things you think you saw
when you were there, fucked up and sad
trying desperatly to get mad
on a world you think you know.

Trying to tell you something unusual
I might loose your love and looks
but if i don't try at all
you would never read my books.

If my words does make no sens to you
just know that it's the same to me
I just don't know what and who
could understand the things i see.

Par choof
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Mardi 8 avril 2008 2 08 /04 /2008 23:57
Le passager sur sa route 

croise toute sorte de créatures

de gens, de choses et de vues.

Levant les yeux aux ciel, il se perds dans les étoiles

regarde ses pieds, pour ne pas choir.

Le passager avance, le passager avance.

Il déroule un ruban de la route, il invente son voyage

il parcours des milliers, des millions de kilomètres.

Il fait le tour des mondes, il parle aux cultures enfouies dans les ruines de la vie.

Le passager avance, il est parti pour toujours.

Par choof
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Mardi 8 avril 2008 2 08 /04 /2008 23:21

ô noble oiseau qui défie les tempêtes, agenouille la Bea uté et fait taire les grenouilles.

ô grand pingouin! Quoi de plus perçant que ton regard perçant?
ô pingouin! Quoi de plus grand que toi, grand pingouin?

Ton bec fier impose le respect à plus d'une otarie, et la banquise exulte à supporter tes glissades lestes et célestes.

ô pingouin des glaces! sois sûr que Dieu t'a créé à son image.

ô pingouin sacré nous te louons.
ô pingouin sacré nous te glorifions!

Quand les hommes auront atteint la sagesse, Pingouin, sur le monde, tu régneras...

Par choof
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